Mars : les premiers manques

J’ai rencontré en mars, second mois du projet Bradbury, mes premières semaines difficiles. J’ai réussi à boucler une nouvelle courte, Dieu de Chagrin, et un petit poème, mais je réalise que je n’ai pas écrit autant que d’habitude, et que ces séances d’écriture se sont révélées peu fructueuses.

Manque de temps

Bien que les journées fassent toujours 24 heures, c’est en de rares occasions que j’ai réussi à m’asseoir devant mon ordinateur pour rédiger. La plupart du temps, je le faisais dans le bus, sur un petit carnet, et les idées qui en ressortaient étaient décousues, difficiles à faire entrer dans un texte plus long.
En vérité, c’est le temps passé seule qui m’a fait défaut. Je me suis rendue compte que je ne parvenais pas à écrire devant d’autres personnes. Ma remplaçante au rôle d’au-pair a passé la semaine avec moi, et il est difficile de s’enfermer dans une activité en solitaire dans ces conditions. La peur du jugement est bien moins présente. Il n’est jamais arrivé qu’une personne découvre mes projets d’écriture avec une moue supérieure ou un commentaire déplacé. Pourtant, lorsqu’il faut choisir entre laisser quelqu’un seul une heure pour rédiger et filer lui faire visiter le quartier et les plages, le choix a été rapidement fait.

S’enfermer seule durant une heure pour écrire serait-il vu comme irrespectueux ?

Manque de structure

Mon premier mois a été fructueux, mais basé sur quatre histoires possédant à l’avance un scénario. Certaines ont été modifiées, d’autres radicalement transformées, mais une base existait. Sans garde-fou ni route préparée, l’écriture a été plus difficile. Ce qui est étrange étant donné que j’ai l’habitude d’écrire avec un certain goût pour le jardinage et de me laisser guider par ma plume.

Je pense que, en voulant écrire du court, avec une chute, je me pose trop de questions et oublie de prendre le plaisir que devrait m’apporter la rédaction. J’ai, pour mes romans, laissé mes idées courir d’elles-mêmes, mais je n’ai pas la même liberté quand je me penche sur une nouvelle.

Là encore, le manque de préparation s’est ressenti.

Manque de sommeil

Cette activité est plus fructueuse et importante qu’on ne le croit. En manquant de temps la nuit pour dormir, à cause de quelques activités extra-professionnelles sur lesquelles je ne m’épancherai pas, j’ai eu tendance à vouloir rattraper le jour les heures passées loin de l’édredon. Manque de chance, la journée aussi était occupée. Résultat : un état de fatigue peu recommandable, et l’incapacité d’aligner deux phrases, de rester concentrer sur un thème, ou même d’imaginer avec autant de facilité qu’après une nuit de neuf heures.

Dormez !

Et un récit trop long

L’une de mes nouvelles favorites en cours est Carnivore. J’ai hâte de la terminer et de faire plancher quelques bêta-lecteurs dessus. Son histoire est longue, et donc sa fin difficile à atteindre. Cette nouvelle est un travail de longue haleine qui m’a faite beaucoup écrire durant les semaines passées, mais qui n’a pas trouvé sa fin. Pas encore. Elle aurait été d’une grande aide durant le Nano, pas pour répondre à l’appel de Bradbury.

 

Et tout cela n’a lieu que cinq semaines après le lancement du projet ! Vivement le mois d’avril, d’autres nouveautés pourront à nouveau chambouler la routine littéraire.

Avez-vous des activités, des situations qui vous freinent dans vos séances d’écriture ? Des moyens de les résoudre, ou bien êtes-vous encore à la recherche de l’équilibre idéal ?

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4 réflexions sur “Mars : les premiers manques

  1. Alwine dit :

    Salut Delphine ! Je compatis pour les difficultés de mars, ce sont quasi les mêmes (hormis le sommeil) auxquelles j’ai été confrontées durant mon propre projet Bradbury. C’est la raison pour laquelle j’ai fini par écrire une nouvelle par mois.
    Concernant les activités qui freinent mes séances d’écriture, il y a notamment le travail, la sociabilisation avec mes ami.e.s et… ma procrastination naturelle. En général, je me force à bloquer des sessions de 2h durant le week-end pour pouvoir écrire et quand je suis en période de NaNo, je profite de chaque trajet en transport pour écrire sur mon téléphone. Ce n’est pas idéal comme conditions pour écrire, mais c’est mieux que d’être en retard.
    Bon courage pour continuer à ce rythme 🙂

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      1. Alwine dit :

        L’important est de persévérer et d’écrire régulièrement, mais aussi de t’écouter si jamais tu vois que la tâche n’est pas soutenable dans ta vie quotidienne. Je pense qu’une nouvelle toutes les deux semaines si jamais tu as tendance à trop écrire est un bon compromis 🙂 Bon courage pour les prochaines semaines !

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