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52 semaines – 52 nouvelles

Vous connaissez sûrement le NaNo : 50 000 mots en un mois. Ce marathon fait couler beaucoup d’encre et donne naissance à des prouesses chaque années. Une longue histoire sur un temps court.

Je veux désormais tenter l’inverse : écrire des histoires courtes tout au long de l’année. Cinquante-deux nouvelles en un an : le projet Bradbury.

Raymond Douglas Bradbury est l’auteur des Chroniques Martiennes (1950) et Fahrenheit 451 (1953). Pourquoi un tel projet porte-t-il son nom ?

En 2001, Ray Bradbury, fort de sa vie d’écrivain particulièrement prolifique, il déclara à une foule d’écrivains dans une conférence :

Écrire un roman, c’est compliqué : vous pouvez passer un an, peut-être plus, sur quelque chose qui au final, sera raté. Écrivez des histoires courtes, une par semaine. Ainsi vous apprendrez votre métier d’écrivain. Au bout d’un an, vous aurez la joie d’avoir accompli quelque chose : vous aurez entre les mains 52 histoires courtes. Et je vous mets au défi d’en écrire 52 mauvaises. C’est impossible.

Je me laisse un mois pour trouver un rythme convenable après les fêtes. Par la suite, il sera temps de se jeter à l’eau !

La régularité doit être éprouvée jour après jour sur une longue période afin de prouver qu’elle est possible. La légende des 21 (ou 28) jours qui vous permettent d’intégrer miraculeusement une habitude pourra être mise à l’épreuve lors de ce défi !

Mes objectifs

Mon projet Bradbury vise à explorer, expérimenter tous les genres et tous ces thèmes que les formats courts permettent de mettre en scène. Si l’une de ces histoires prend une place importante au milieu de ses frangines, je ne prévois pas d’écrire une longue histoire pour me faciliter l’existence en me focalisant sur une histoire. Je tiens à pouvoir développer un personnage ou un univers au travers de plusieurs nouvelles possédant des points communs. C’est, je crois, la force que proposent les nouvelles.

Le style, je crois, ne peut évoluer qu’avec la pratique. Produire, tenter des genres, des tournures abracadabrantes. Les témoignages trouvés à travers le net (dont le blog page42 qui relate en détails sa propre année à 52 nouvelles) s’accordent pour dire que tout est amélioré au fur et à mesure que l’écriture avance : la vitesse, l’aisance, l’originalité dans le fond et la forme.

Franchement, qui ne serait pas tenter par de tels résultats ?

Quel avenir pour ces nouvelles ?

Je n’ai jamais touché à l’auto-édition. Ce sera pour moi une grande occasion de me lancer. J’ai également l’intention de me forcer à répondre aux appels à textes réguliers de certaines maisons d’édition : Nutty Sheep qui propose un concours par mois, avec des thèmes variés et une ligne éditoriale assez flexible qui permet de se lancer facilement dans des textes mensuels. Les éditions Arkuiris lancent des appels tous les trois mois environ sur des thèmes futuristes passionnants à explorer.

J’aurai l’occasion de tenter ma chance dans les soumissions libres : je pense par exemple au Labo Walrus qui accepte des récits contre un forfait de 10€ fixe.

Les nouvelles audio sont également un domaine que je veux explorer !

Si vous vous sentez l’âme d’une entreprise régulière, qu’il s’agisse d’écrire 52 romans en un an ou 52 mots par semaines, vous êtes plus que bienvenus dans cette aventure ! Rendez-vous le premier février !

 

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